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𝐏𝐡𝐚𝐫𝐦𝐚𝐜𝐢𝐞 𝐝'𝐨𝐟𝐟𝐢𝐜𝐢𝐧𝐞 :

27 août
2 min de lecture

O𝐧 𝐧𝐞 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐝𝐞𝐦𝐚𝐧𝐝𝐞𝐫 𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐡𝐚𝐫𝐦𝐚𝐜𝐢𝐞𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐡𝐨𝐢𝐬𝐢𝐫 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐚𝐬𝐬𝐮𝐫𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐢𝐧𝐮𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐢𝐧𝐬 𝐨𝐮 𝐫𝐢𝐬𝐪𝐮𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐧𝐨𝐭𝐢𝐟𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 d'indu !



Dans un pays qui répète que la “continuité des soins” est un pilier absolu, on finit par oublier une réalité très simple: cette continuité des soins repose sur les acteurs de la santé et parmi eux, les hashtag#pharmaciens d’officine. 


Cette semaine, encore un appel d’un pharmacien d’officine désemparé, écœuré et abattu, remettant en cause son activité professionnelle et ses projets.


Le scénario est hélas devenu banal : 


- Une médecine surchargée et un accès aux soins difficile ;


- Un patient qui n’arrive pas à obtenir de rendez-vous avant la fin de sa prescription : plus de créneaux disponibles, téléconsultations saturées : la prise de rendez-vous devient un parcours d’obstacles saupoudré par l’angoisse que le traitement vital s'interrompe.


Quand ces patients arrivent à la pharmacie, l’ordonnance est échue. Pourtant, la rupture de traitement est dangereuse. 


Au comptoir, le pharmacien fait ce qu’un soignant doit faire, ce que sa déontologie requière : il évite la rupture du traitement, il protège le patient. Bref, il assure la continuité des soins que le système actuel, lui, n’arrive plus à garantir.


Quelques semaines plus tard, la sanction tombe: notification d’indu.


Pourquoi? 


Parce que la délivrance ne cochait pas toutes les cases prévues.


Parce que l’accès aux soins, en amont, a failli.


Parce que la vraie vie ne rentre pas, toujours, dans les cases du contrôle de l’assurance maladie. 


C’est ici que le paradoxe éclate: on exige du pharmacien qu’il participe à la continuité des soins, qu’il prenne en compte le risque de perte de chance de survie pour le patient en cas d’interruption de son traitement…tout en faisant peser sur lui une épée de Damoclès, de sanctions et notifications d’indus. 


Cette contradiction n’est pas qu’un simple irritant administratif, c’est une menace pour l’exercice officinal, la sécurité juridique des équipes, et surtout pour les patients que l’on prétend protéger. 


Il est temps de le dire sans filtre: les pharmaciens ne peuvent plus être tenus pour responsables des failles de l’accès aux soins, partagés entre le respect de règles trop rigides et la santé de ses patients. 


L’article L5125-23-1 du Code de la santé publique autorise des renouvellements exceptionnels. Néanmoins, ce texte, trop restrictif, ne couvre pas la diversité des situations réelles: patients sans médecins, délais indécents, rendez-vous annulés, parcours de soins fragmentés.


La pharmacie d'officine est devenue le dernier filet de sécurité… mais un filet qui s’use, chaque jour, un peu plus.


 Si vous êtes destinataire d’une notification d’indus ? Ne tardez pas. Le temps, ici, n’est pas un ami. Les délais, eux, sont faciles à retenir : DEUX MOIS à chaque étape.


 
 
 

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