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𝐈𝐃𝐄𝐋 𝐄𝐓 𝐄𝐗𝐄𝐑𝐂𝐈𝐂𝐄 𝐒𝐀𝐍𝐒 𝐂𝐀𝐁𝐈𝐍𝐄𝐓 : 𝐔𝐍 𝐑𝐈𝐒𝐐𝐔𝐄 𝐉𝐔𝐑𝐈𝐃𝐈𝐐𝐔𝐄 𝐒𝐎𝐔𝐕𝐄𝐍𝐓 𝐒𝐎𝐔𝐒-đ„đ’đ“đˆđŒđ„Ì

27 août
2 min de lecture

L’exercice exclusivement Ă  domicile ne dispense pas l’infirmier libĂ©ral de disposer d’un cabinet professionnel. Cette rĂšgle, parfois mĂ©connue, peut avoir des consĂ©quences disciplinaires et conventionnelles importantes.


En d’autres termes, mĂȘme si l’activitĂ© des infirmiers libĂ©raux s’exerce principalement au domicile des patients, le rattachement Ă  un cabinet fixe rĂ©pondant aux exigences rĂ©glementaires est obligatoire. 


L’article R. 4312-75 du Code de la santĂ© publique prohibe l’exercice forain de la profession. Le Code de dĂ©ontologie commentĂ© de l’Ordre national des infirmiers prĂ©cise que cette notion vise notamment l’exercice en dehors d’une vĂ©ritable installation professionnelle fixe. Le cabinet n’est donc pas une simple adresse administrative, mais le point d’ancrage de l’activitĂ©.


Un cabinet reste obligatoire, mĂȘme sans recevoir de patients : l’IDEL n’en est pas dispensĂ© au seul motif que tous les soins sont rĂ©alisĂ©s Ă  domicile.


Le cabinet permet d’identifier le lieu d’exercice, de respecter les obligations dĂ©ontologiques, d’assurer la confidentialitĂ© des informations et de conserver les documents nĂ©cessaires.


Une simple domiciliation commerciale, une boßte postale ou une adresse utilisée uniquement pour les formalités administratives ne répondent pas nécessairement à ces exigences.


L’absence de cabinet peut conduire le Conseil dĂ©partemental de l’Ordre Ă  s’interroger sur les conditions rĂ©elles d’exercice de la profession.


L’Assurance maladie dispose Ă©galement d’un pouvoir de contrĂŽle : l’exercice forain peut donc faire l’objet de poursuites sur ce volet.


Les situations Ă  risque peuvent notamment ĂȘtre les suivantes :


* exercer exclusivement depuis son véhicule ;

* utiliser une simple adresse de domiciliation sans local professionnel ;

* dĂ©clarer un cabinet jamais utilisĂ© ou auquel le professionnel n’a pas rĂ©ellement accĂšs ;

* quitter définitivement son cabinet sans mettre en place une nouvelle installation conforme ;

* exercer durablement depuis un autre lieu sans accomplir les formalités nécessaires.


Ces situations ne conduisent pas automatiquement Ă  une sanction, mais elles peuvent susciter les interrogations des organismes de contrĂŽle.


Avant toute modification de votre organisation professionnelle, il est recommandé de :


1. Vérifier que votre cabinet est réel et opérationnel.

2. Conserver les justificatifs de votre installation : bail professionnel, contrat de mise à disposition, photographies des locaux, assurance professionnelle, équipements


3. Anticiper les évolutions de votre exercice.

4. Ne jamais nĂ©gliger un courrier de la CPAM ou du Conseil dĂ©partemental de l’Ordre. Une rĂ©ponse imprĂ©cise ou tardive peut fragiliser votre position dĂšs le dĂ©but de la procĂ©dure. Faites-vous accompagner d’un avocat.



Un doute ? Parlons-en 😉 !

 
 
 

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