top of page
Rechercher

𝐏𝐋𝐅𝐒𝐒 𝟐𝟎𝟐𝟔 𝐞𝐭 𝐦𝐞́𝐝𝐞𝐜𝐢𝐧𝐞 𝐞𝐬𝐭𝐡𝐞́𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 : 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐞𝐧𝐜𝐚𝐝𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐭 𝐫𝐞𝐬𝐬𝐞𝐫𝐫𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐯𝐢𝐬 !

27 août
2 min de lecture


Derrière les couloirs feutrés de l’Assemblée, c’est un médecin, le député et professeur Philippe JUVIN, qui a remis la hashtag#médecine esthétique au centre du ring du hashtag#PLFSS 2026, dans l’objectif d’encadrer (et de limiter ?) une pratique qui fait déjà office de paratonnerre depuis plusieurs années, tant elle attire l’attention, mais aussi les foudres ! 


L’objectif de l’amendement est clairement affiché dès lors qu’il est considéré que : « […] Le but de cet amendement est de faire en sorte que l’ARS puisse décider de refuser l'installation d'un médecin en médecine esthétique pour préserver son activité dans la spécialité pour laquelle il a été formé. […]»


L’amendement adopté le 9 novembre dernier pose ainsi un principe simple : pour pratiquer la médecine esthétique, il faudrait désormais disposer d’une hashtag#autorisation délivrée par l’ARS, valable cinq ans.


La délivrance de cette autorisation serait intrinsèquement liée aux « besoins médicaux de la population résidant dans le bassin géographique ». S’il n’y a pas de précisions sur ce point pour le moment, cela semble signifier que l’ARS ne regarderait pas seulement la qualité du dossier de demande d’autorisation transmis ou la conformité du cabinet, mais qu’elle évaluera aussi l’utilité réelle de l’installation dans un territoire donné (tension médicale, spécialités en sous effectif, présence déjà dense de cabinet esthétiques…). 


En d’autres termes, là où un médecin pouvait développer une activité esthétique là où il le souhaitait, l’ARS pourra désormais juger le secteur déjà saturé ou manquant cruellement de soins médicaux essentiels et refuser ainsi de délivrer l’autorisation d’activité de médecine esthétique...


Un clivage pourrait se dessiner : les politiques de santé veulent, de manière affichée, réguler l’installation et la pratique de la médecine esthétique, tandis que les médecins concernés y voient une restriction directe de leur liberté d’exercice et d’installation.


Des critères précis et modalités transitoires seront fixés par décret. Néanmoins, pour l’heure, on peut présumer de la nécessité de s’interroger sur : 


- Les modalités à développer dans les dossiers de demande d’autorisation à constituer et transmettre à l’ARS : Locaux, équipements, traçabilité, formation, organisation des soins non programmés, gestion des complications… Les exigences ne sont pas encore définies, mais elles iront très probablement vers un socle homogène de qualité et de sécurité.


- Une obligation de cohérence organisationnelle : Les structures devront être capables de démontrer qu’elles sont prêtes à gérer le risque, même faible, inhérent aux actes esthétiques : complications immédiates, suivi, recours en cas d’urgence.


- Une visibilité à cinq ans… et l’épée de Damoclès d’un renouvellement à échéance… 


Affaire à suivre - et à surveiller de près 🧐

 
 
 

Commentaires


bottom of page