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𝐏𝐑𝐀𝐓𝐈𝐂𝐈𝐄𝐍𝐒 𝐇𝐎𝐒𝐏𝐈𝐓𝐀𝐋𝐈𝐄𝐑𝐒 : 𝐄𝐍𝐕𝐈𝐄 𝐃’𝐔𝐍𝐄 đƒđˆđ’đđŽđđˆđđˆđ‹đˆđ“đ„Ì 𝐏𝐎𝐔𝐑 𝐓𝐄𝐒𝐓𝐄𝐑 𝐋𝐄 đ‹đˆđđ„Ìđ‘đ€đ‹ ? 𝐏𝐀𝐒 𝐒𝐀𝐍𝐒 đđ„Ìđ†đŽđ‚đˆđ„đ‘ !

27 août
2 min de lecture

Quitter temporairement l’hĂŽpital public pour exercer en libĂ©ral : sur le papier, la mise en disponibilitĂ© des praticiens hospitaliers (PH) est un droit. Dans la rĂ©alitĂ©, c’est souvent un parcours complexe, incertain
 et parfois dissuasif.


Pour rappel, la mise en disponibilité des PH est prévue par le Code de la santé publique (articles R.6152-64 et suivants) et vise différentes situations du praticien (accident ou maladie du conjoint, élever un enfant, suivre son conjoint, convenance personnelle
).


En cas de dĂ©part souhaitĂ© en vue de l’exercice d’une activitĂ© libĂ©rale, cela s’apparente Ă  une disponibilitĂ© pour convenance personnelle.


Dans cette hypothÚse, la disponibilité :


‱ ne peut excĂ©der trois annĂ©es,

‱ est renouvelable pour une mĂȘme durĂ©e,

‱ ne peut excĂ©der 10 ans sur l’ensemble de la carriĂšre.


On soulignera que, contrairement Ă  d’autres statuts publics, la disponibilitĂ© n’est pas de droit dans tous les cas. Autrement dit, elle reste souvent soumise Ă  l’accord de l’administration, qui dĂ©tient un pouvoir d’apprĂ©ciation.


L’établissement peut ainsi refuser une mise en disponibilitĂ© pour des motifs liĂ©s, notamment, Ă  la continuitĂ© du service, aux tensions mĂ©dicales, ou plus largement aux besoins du service.


Vous le comprendrez, en pratique, dans un contexte de pénurie médicale, ces refus sont fréquents ou les demandes fortement freinées.


À ce parcours complexe s’ajoute la facultĂ© pour les Ă©tablissements publics de santĂ© de prĂ©voir des dispositifs de non-concurrence en cas de dĂ©part, temporaire ou dĂ©finitif, des praticiens.


Pour les PH souhaitant tester ou dĂ©velopper une activitĂ© libĂ©rale, les obstacles peuvent donc ĂȘtre rĂ©els (dĂ©lais longs, manque de lisibilitĂ©, incertitude sur l’acceptation, difficultĂ© Ă  sĂ©curiser un retour Ă  l’hĂŽpital
)


RĂ©sultat : beaucoup renoncent
 ou quittent dĂ©finitivement l’hĂŽpital sans retour possible.


Une fois les dĂ©marches accomplies et la disponibilitĂ© obtenue, le praticien devra gĂ©rer son installation libĂ©rale et nĂ©gocier son contrat d’exercice avec la clinique.


Ici encore, la bouĂ©e de sauvetage d’un retour sur le poste de PH initial, d’une part, et sur tout autre poste Ă©quivalent si son poste initial n’est plus vacant, d’autre part, doit ĂȘtre garantie.


Ce qui impose, bien souvent, de rĂ©elles nĂ©gociations avec l’établissement, notamment au regard des classiques clauses de non-rĂ©installation prĂ©sentes dans les contrats d’exercice libĂ©ral !


Vous ĂȘtes mĂ©decin hospitalier et rĂ©flĂ©chissez Ă  tenter l’aventure d’une activitĂ© libĂ©rale ?


Ne nĂ©gligez pas vos nĂ©gociations, tant avec le centre hospitalier que vous souhaitez quitter qu’avec la clinique que vous envisagez de rejoindre !


Parlons-en



 
 
 

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